Levetiracetam DESITIN®

Granulés pelliculés en sachet et solution buvable

Composition

Principes actifs

Lévétiracétam

Excipients

Granulés pelliculés en sachet:

Povidone K30, cellulose microcristalline, silice colloϊdale anhydre, stéarate de magnésium, poly(alcool vinylique), dioxyde de titane (E171), macrogol 3350, talc

 

Solution buvable:

Acide citrique monohydraté, hydroxyde de sodium, eau purifiée, acésulfame potassique (E950), arôme de raisins, 4-hydroxybenzoate de méthyle (E218), 4-hydroxybenzoate de propyle

Levetiracetam DESITIN solution buvable contient 0,29 mg/ml de sodium, 3,1 mg/ml de potassium ainsi que 1,430 mg/ml de 4-hydroxybenzoate de méthyle (E218) et 0,266 mg/ml de 4-hydroxybenzoate de propyle.

 

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

1 sachet de granulés pelliculés (mini-comprimés) contient 250, 500 ou 1000 mg de lévétiracétam.

Solution buvable à 100 mg/ml de lévétiracétam; flacon de 300 ml

 

Indications/Possibilités d’emploi

Levetiracetam DESITIN est indiqué en monothérapie dans le traitement des crises focales avec ou sans généralisation secondaire chez les patients dès 16 ans atteints dépilepsie.

Levetiracetam DESITIN est indiqué en traitement adjuvant des crises focales avec ou sans généralisation secondaire chez les adultes, les enfants et les nourrissons nés à terme à partir de 1 mois atteints dépilepsie.

Levetiracetam DESITIN est indiqué en association dans le traitement des crises myocloniques de ladulte et de ladolescent à partir de 12 ans présentant une épilepsie juvénile myoclonique.

Levetiracetam DESITIN est indiqué en association dans le traitement des crises généralisées tonico-cloniques primaires de ladulte et de ladolescent à partir de 12 ans présentant une épilepsie généralisée idiopathique.

 

Posologie/Mode d’emploi

Les granulés pelliculés doivent être avalés sans être mâchés avec suffisamment de liquide (p. ex. un verre deau). La solution buvable peut être prise non diluée ou diluée dans un verre deau. La dose journalière est à fractionner en deux doses égales. Levetiracetam DESITIN peut être pris indépendamment des repas. Lors de ladministration orale, le goût amer du lévétiracétam peut être perçu.

 

Veuillez suivre les instructions suivantes pour la prise de Levetiracetam DESITIN granulés pelliculés en sachet:

 

Grafik1

1. Prendre le sachet au-dessus de la marque (flèche) et secouer son contenu vers le bas.

 

Grafik2

2. Déchirer ou découper à la marque (flèche) la partie supérieure du sachet.

 

Grafik3

3. Verser le contenu dans la bouche, lavaler sans le mâcher avec un peu de liquide et boire encore.

 

 

Remarque: après suspension dans leau, les granulés pelliculés en sachet peuvent être administrés par une sonde. Pour ce mode dadministration, la suspension doit être faite extemporanément.

 

Utilisation de la seringue doseuse de Levetiracetam DESITIN solution buvable

Emploi du set de médicaments

 

Le set de médicaments se compose de cinq parties:

Grafik4

1. Deux adaptateurs à seringue, lun pour la seringue doseuse de 1 ml et lautre pour la seringue doseuse de 10 ml. Ladaptateur à seringue correspondant doit être fermement inséré dans louverture du flacon. Ladaptateur reste toujours dans le flacon.

 

Grafik5

2. Un flacon fermé par un bouchon avec une sécurité enfant et contenant 300 ml du médicament. Le flacon doit toujours être refermé après utilisation.

Grafik6

3. Une seringue doseuse de 1 ml pour des dosages allant jusquà 250 mg et une seringue doseuse de 10 ml pour des dosages de plus de 250 mg qui sadaptent dans ladaptateur à seringue en plastique correspondant. Prélevez à laide de la seringue doseuse correspondante la quantité de solution buvable prescrite.

 

Préparation à la première utilisation de ladaptateur à seringue en plastique et du flacon neuf

 

 

1. Le bouchon avec la sécurité enfant est retiré en le pressant fermement vers le bas et en le tournant dans le sens inverse des aiguilles dune montre (tel que représenté sur le bouchon).

Grafik7

2. Le flacon ouvert est à poser verticalement sur une table et ladaptateur en plastique est à presser fermement aussi loin que possible dans le col du flacon.

Remarque: il est possible que ladaptateur ne se laisse pas complètement pousser à lintérieur dans limmédiat, mais ce sera le cas en revissant la fermeture du flacon.

 

 

Prise dune dose médicamenteuse

 

Le médicament peut être avalé directement à partir de la seringue doseuse ou dissous dans un verre deau.

 

1. Le flacon souvre en pressant et en tournant le bouchon avec la sécurité enfant (toujours refermer le flacon après utilisation.)

Grafik8

2. Vérifier que le piston est inséré jusquau fond du tube de la seringue.

3. Le flacon étant en position verticale, insérer fermement la pointe de la seringue doseuse dans louverture de ladaptateur en plastique.

Grafik9

 

4. Maintenir le flacon en position verticale et le retourner avec précaution.

5. Faire coulisser lentement le piston vers le bas afin que la seringue se remplisse du médicament. Le pousser de nouveau jusquau fond de la seringue afin déliminer déventuelles grosses bulles dair qui sy trouveraient.

Grafik10

6. Prélèvement de la dose prescrite: faire coulisser lentement le piston de la seringue vers le bas jusquà ce que le début de la partie épaisse du piston se trouve à la hauteur de la graduation correspondant à la dose prescrite (en ml).

Remarque:

Une dose supérieure à 1 ml et jusquà 2,5 ml sera prélevée en plusieurs fois avec la seringue doseuse de 1 ml.

-Remplissage de la seringue jusquà la graduation de 1 ml puis prise de cette dose de 1 ml.

-En fonction de la dose prescrite, il se peut que vous deviez recommencer cette étape.

-Nouveau remplissage de la seringue doseuse pour obtenir la dose nécessaire et prise de cette quantité restante.

Une dose supérieure à 10 ml est à prélever en deux fois avec la seringue doseuse de 10 ml:

- Remplissage de la seringue jusquà la graduation de 10 ml et prise de cette dose;

- Nouveau remplissage de la seringue doseuse pour obtenir la dose nécessaire et prise de cette quantité restante.

Grafik11

7. Retourner de nouveau le flacon précautionneusement. Retirer doucement la seringue doseuse hors de ladaptateur.

Bild 7

8. La dose médicamenteuse peut être avalée directement à partir de la seringue doseuse. Le patient doit être en position assise et le piston doit être poussé lentement vers le bas afin de permettre la déglutition. La dose peut également être mélangée en remuant dans un verre deau immédiatement avant dêtre avalée dun trait.

9. Revissage sur le flacon du bouchon avec la sécurité enfant. Ladaptateur reste en place dans le flacon.

10. Nettoyage: après utilisation, essuyer le côté extérieur de la seringue doseuse à laide dun morceau de tissu propre et sec.

 

 

Forme pharmaceutique

Teneur de la dose

Limites dâge recommandées

Levetiracetam DESITIN
solution buvable

Levetiracetam DESITIN
granulés pelliculés

100 mg/ml

250 mg

Adultes, enfants et nourrissons nés à terme à partir de 1 mois

Levetiracetam DESITIN
granulés pelliculés

500 mg

Adultes et enfants dès 10 ans

Levetiracetam DESITIN
granulés pelliculés

1000 mg

Adultes et enfants dès 12 ans

 

Crises focales

La posologie recommandée est la même pour la monothérapie (à partir de 16 ans) et le traitement adjuvant, comme décrit ci-dessous:

Toutes les indications:

Adultes (≥ 18 ans) et adolescents (12 à 17 ans) dès 40 kg

La dose thérapeutique initiale est de 500 mg deux fois par jour.

La dose thérapeutique est de 1000 mg/jour (500 mg deux fois par jour). On peut commencer dès le premier jour de traitement avec cette posologie. Une dose initiale plusfaible de 250 mg deux fois par jour peut être administrée selon l'évaluation du médecin (réduction des crises versus effets secondaires possibles). Aprèsdeux semaines, la dose peut être augmentée à 500 mg deux fois par jour.Selon la réponse clinique et la tolérance, la dose journalière peut être augmentée deux fois par jour jusquà 1500 mg. Les augmentations ou diminutions de la posologie peuvent seffectuer toutes les 2-4 semaines par paliers deux fois par jour de250 mg o 500 mg.

 

Adolescents (12 à 17 ans) pesant moins de 40 kg:

Le médecin doit prescrire la forme pharmaceutique, la présentation et le dosage les plus appropriés en fonction du poids, de lâge et de la dose. Voir «Instructions posologiques particulières» pour les ajustements posologiques en fonction du poids.

 

Instructions posologiques particulières

Nourrissons, enfants et adolescents

Chez les nourrissons et les enfants, il convient dinitier le traitement avec Levetiracetam DESITIN solution buvable.

 

Nourrissons nés à terme à partir de 1 mois jusquà moins de 6 mois

La dose thérapeutique initiale est de 7 mg/kg 2 fois par jour.

En fonction de la réponse clinique et de la tolérance, la dose peut être augmentée de 7 mg/kg 2 fois par jour toutes les 2 semaines, jusquà la dose recommandée de 21 mg/kg 2 fois par jour. Les augmentations ou diminutions de doses ne doivent pas dépasser 7 mg/kg 2 fois par jour toutes les 2 semaines. La dose minimale efficace doit être utilisée.

 

Le traitement chez le nourrisson doit être initié avec Levetiracetam DESITIN solution buvable.

 

Recommandations posologiques chez le nourrisson de moins de 6 mois

Poids

Dose initiale:

7 mg/kg 2×/jour

Dose maximale:

21 mg/kg 2×/jour

4 kg

28 mg (0,3 ml) 2×/jour

 

84 mg (0,85 ml) 2×/jour

 

5 kg

35 mg (0,35 ml) 2×/jour

 

105 mg (1,05 ml) 2×/jour

7 kg

49 mg (0,5 ml) 2×/jour

147 mg (1,5 ml) 2×/jour

 

Nourrissons et enfants en bas âge de 6 à 23 mois, enfants de 2 à 11 ans et adolescents de 12 à 17 ans pesant moins de 40 kg

Chez les enfants, il convient dinitier le traitement avec Levetiracetam DESITIN solution buvable.

Chez les enfants, la posologie thérapeutique initiale est de 10 mg/kg de poids corporel deux fois par jour.

Selon lamélioration clinique et la tolérance, la posologie peut être augmentée de 10 mg/kg deux fois par jour toutes les deux semaines, jusquà 30 mg/kg deux fois par jour. Les augmentations ou diminutions de la posologie peuvent seffectuer toutes les 2-4 semaines par paliers de 10 mg/kg deux fois par jour. La dose minimale efficace doit être utilisée. Les enfants et les adolescents de ≥ 40 kg sont traités avec la même posologie que les adultes.

 

Recommandations posologiques chez le nourrisson à partir de 6 mois, lenfant et ladolescent:

Poids

Dose initiale:

10 mg/kg deux fois par jour

Dose maximale:

30 mg/kg deux fois par jour

6 kg1

60 mg (0,6 ml)

deux fois par jour

180 mg (1,8 ml)

deux fois par jour

10 kg1

100 mg (1 ml)

deux fois par jour

300 mg (3 ml)

deux fois par jour

15 kg1

150 mg (1,5 ml)

deux fois par jour

450 mg (4,5 ml)

deux fois par jour

20 kg1

200 mg (2 ml)

deux fois par jour

600 mg (6 ml)

deux fois par jour

25 kg

250 mg

deux fois par jour

750 mg

deux fois par jour

Plus de 40 kg2

500 mg

deux fois par jour

1500 mg

deux fois par jour

1Les enfants de 20 kg ou moins doivent de préférence commencer le traitement par Levetiracetam Desitin 100 mg/ml solution buvable.

2La posologie chez lenfant et ladolescent de 40 kg ou plus est la même que chez ladulte.

 

Un conditionnement de Levetiracetam Desitin solution buvable est disponible:

– Un flacon de 300 ml avec une seringue doseuse de 1 ml graduée tous les 0,05 ml (correspondant à 5 mg) ainsi quavec une seringue doseuse de 10 ml graduée tous les 0,25 ml (correspondant à 25 mg). Afin dassurer la précision du dosage, la seringue doseuse de 1 ml doit être utilisée chez les nourrissons à partir de 1 mois et jusquà moins de 6 mois.

 

Patients âgés (à partir de 65 ans)

Chez les patients âgés, une adaptation posologique en fonction de la clairance de la créatinine est recommandée (voir «Insuffisance rénale»).

 

Patients présentant des troubles de la fonction rénale

Chez ladulte, la posologie journalière (dose dentretien) de Levetiracetam DESITIN doit être fixée individuellement selon la fonction rénale.

 

Lors de lutilisation du tableau ci-dessous, il est nécessaire dévaluer la clairance de la créatinine (ClCr) du patient en ml/min. Celle-ci peut être estimée en dosant le taux de créatinine sérique (mg/dl) et en appliquant la formule suivante:

ClCr (ml/min) = [(140-âge (ans)) × poids (kg)]: [72 × créatinine sérique (mg/dl)] (× 0,85 pour les femmes).

 

Ensuite, la ClCr est adaptée à la surface corporelle (Sc) comme suit:

ClCr (ml/min/1,73 m²) = ClCr (ml/min): Sc patient (m²) × 1,73.

 

Adaptation posologique chez ladulte et ladolescent à partir de 16 ans, atteints dinsuffisance rénale, pesant plus de 50 kg:

 

Fonction rénale

Clairance de la créatinine

(ml/min/1,73 m²)

Dose dentretien et fréquence de prises

Normale

> 80

500–1500 mg

deux fois par jour

Insuffisance légère

50–79

500–1000 mg

deux fois par jour

Insuffisance modérée

30–49

250–750 mg

deux fois par jour

Insuffisance sévère

< 30

250–500 mg

deux fois par jour

Patients devant être dialysés*

500–1000 mg

une fois par jour **

*Au premier jour de traitement par lévétiracétam, une dose initiale de 750 mg est recommandée.

**Après dialyse, une dose supplémentaire de 250-500 mg est recommandée.

 

Bien que létude nait été effectuée que chez des insuffisants rénaux adultes, la dose de lévétiracétam devrait être également adaptée à la fonction rénale chez les nourrissons, enfants et adolescents atteints dinsuffisance rénale.

 

La Clcr en ml/min/1,73 m² peut être déterminée à partir de la créatinine sérique (mg/dl) chez ladolescent, lenfant et le nourrisson, en utilisant la formule suivante (formule de Schwartz):

Clcr (ml/min/1,73 m²) = Taille (cm) × ks: Créatinine sérique (mg/dl).

ks = 0,45 chez le nourrisson né à terme et jusquà 1 an; ks = 0,55 chez lenfant de moins de 13 ans et ladolescente; ks = 0,7 chez ladolescent.

 

Ajustement posologique chez le nourrisson, lenfant et ladolescent, atteints dinsuffisance rénale, pesant moins de 50 kg:

Groupe

Clairance de la créatinine

(ml/min/1,73m2)

Dose et fréquence de prise

 

 

 

Nourrissons de 1 mois à moins de 6 mois

Nourrissons et enfants en bas âge de 6 mois à 4 ans,

Enfants et adolescents pesant moins de 50 kg

Normal

> 80

7 à 21 mg/kg (0,07 à 0,21 ml/kg) deux fois par jour

10 à 30 mg/kg (0,1 à 0,3 ml/kg) deux fois par jour

 

Légère

5079

7 à 14 mg/kg (0,07 à 0,1ml/kg) deux fois par jour

10 à 20 mg/kg (0,1 à 0,2 ml/kg) deux fois par jour

Modérée

3049

3,5 à 10,5 mg/kg (0,035 à 0,10ml/kg) deux fois par jour

5 à 15 mg/kg (0,05 à 0,15 ml/kg) deux fois par jour

Sévère

< 30

3,5 à 7 mg/kg (0,035 à 0,0ml/kg) deux fois par jour

5 à 10 mg/kg (0,05 à 0,1 ml/kg) deux fois par jour

Patients sous dialyse*

7 à 14 mg/kg (0,07 à 0,1ml/kg) une fois par jour1, 3

10 à 20 mg/kg (0,1 à 0,2 ml/kg) une fois par jour 2, 4

1Une dose initiale de 10,5 mg/kg (0,105 ml/kg) est recommandée le premier jour du traitement par le lévétiracétam.

2Une dose initiale de 15 mg/kg (0,15 ml/kg) est recommandée le premier jour du traitement par le lévétiracétam.

3Après la dialyse, une dose supplémentaire de 3,5 à 7 mg/kg (0,035 à 0,07 ml/kg) est recommandée.

4Après la dialyse, une dose supplémentaire de 5 à 10 mg/kg (0,05 à 0,10 ml/kg) est recommandée.

 

Patients présentant des troubles de la fonction hépatique

Chez les patients atteints dinsuffisance hépatique légère à modérée, une adaptation posologique nest pas nécessaire. En cas dinsuffisance hépatique sévère, la clairance de la créatinine peut induire une fausse estimation du degré dinsuffisance rénale.

Cest pourquoi il est recommandé de diminuer de moitié la dose dentretien quotidienne lorsque la clairance de la créatinine est inférieure à 60 ml/min/1,73 m2.

 

Arrêt du traitement

Conformément à la pratique clinique usuelle, larrêt éventuel du traitement par Levetiracetam DESITIN doit être réalisé de manière progressive.

Contre-indications

Hypersensibilité à légard du lévétiracétam, de substances apparentées ou de lun des excipients.

Mises en garde et précautions

Nourrissons, enfants et adolescents

Les données existantes concernant les enfants ne laissent supposer aucune influence sur la croissance et la puberté. Cependant, les effets à long terme sur lapprentissage, lintelligence, la croissance, les fonctions endocriniennes, la puberté et la procréation sont inconnus sagissant denfants.

 

La sécurité et lefficacité du lévétiracétam nont pas été complètement établies chez le nourrisson âgé de moins dun an. Seulement 35 nourrissons de moins de 1 an ont été étudiés au cours des essais cliniques, parmi lesquels13 étaient âgés de moins de 6 mois.

La sécurité et lefficacité du lévétiracétam nont pas été étudiées chez les nourrissons de moins de 1 mois.

 

Les nourrissons prématurés ne doivent pas déjà être traités à partir de 1 mois, car leur maturation rénale nest pas encore achevée à ce stade et lélimination rénale du lévétiracétam nest par conséquent pas garantie.

 

Fréquence des crises

Une augmentation de plus de 25% de la fréquence des crises a été rapportée chez 14% des patients adultes et pédiatriques atteints de crises focales traités par lévétiracétam et par 26% des patients adultes et 21% des patients pédiatriques sous placebo.

 

Absences

Quand Levetiracetam a été utilisé dans le traitement des crises généralisées tonico-cloniques primaires de ladulte et de ladolescent présentant une épilepsie généralisée idiopathique, il ny a pas eu deffet dans le sens dune diminution de la fréquence des absences.

 

Hémogramme

Des cas de diminution du nombre de cellules sanguines (neutropénie, agranulocytose, leucopénie, thrombocytopénie et pancytopénie) ont été décrits en rapport avec la prise de lévétiracétam et ce généralement au début du traitement. Une numération formule sanguine complète est recommandée chez les patients présentant une faiblesse significative, une pyrexie, des infections récurrentes ou des troubles de la coagulation (voir «Effets indésirables»).

 

Suicide

Il existe des rapports de suicides, de tentatives de suicide et de pensées suicidaires chez des patients (adultes et enfants) traités par lévétiracétam.

Les patients, leurs proches ou dautres personnes concernées devraient dès lors être informés dans le cadre dun entretien détaillé quil leur faut contacter sans délai un médecin en cas daggravation de lhumeur et/ou de retrait social et/ou de survenue de symptômes dépressifs et/ou dhostilité/agressivité ou dautres modifications du comportement ou de la personnalité, et notamment lors de lexpression de pensées suicidaires. Il faut tenir compte du fait que la suicidalité peut ne sannoncer dans bien des cas que par des modifications du comportement. Avant le début du traitement, il convient dinvestiguer la présence anamnestique de lun des facteurs de risque suicidaire avérés, p. ex. affections psychiatriques et suicidalité, puis de peser très soigneusement le rapport bénéfice/risque, justement sous cet aspect.

 

Réactions psychiatriques et troubles du comportement

Le lévétiracétam peut provoquer des troubles du comportement (p. ex. agressivité, agitation, colère, anxiété, apathie, dépression, hostilité et irritabilité) et des symptômes psychotiques. Les patients traités par le lévétiracétam doivent être surveillés afin de détecter des signes et symptômes psychiatriques indiquant un changement important de lhumeur et/ou de la personnalité. Si un tel comportement est constaté, le traitement par le lévétiracétam doit être adapté ou arrêté progressivement.

 

Aggravation des crises convulsives

Une réaction paradoxale daggravation des crises peut être observée surtout au début du traitement ou lors dune augmentation de la dose.

Chez les patients épileptiques qui présentent des mutations du gène de la Sodium Voltage-Gated Channel Alpha Subunit 8 (SCN8A), qui code pour la sous-unité alpha 8 du canal sodique voltage-dépendant Nav1.6 formant les pores, une aggravation des crises ou un manque d’efficactié anticonvulsivante a été rapporté(e) sous traitement anticonvulsivant par le lévétiracétam.

 

Allongement de lintervalle QT à lélectrocardiogramme

De rares cas dallongement de lintervalle QT à lECG ont été observés depuis la mise sur le marché. La prudence simpose lors du traitement de patients présentant un allongement de lintervalle QTc, de patients traités en association avec des médicaments modifiant lintervalle QTc, ou de patients présentant une pathologie cardiaque pré-existante ou des troubles électrolytiques.

 

Réactions cutanées graves

Des cas de réactions cutanées susceptibles dentraîner la mort, dont le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et la nécrolyse épidermique toxique (NET, ou syndrome de Lyell), ont été rapportés chez des malades (adultes et enfants) traités au lévétiracétam. Le risque de survenue dun SSJ ou dune NET est le plus élevé dans les premières semaines du traitement (déclenchement en moyenne entre le 14e et le 17e jour). Des cas se produisant encore après quatre mois de prise et plus tard ont cependant été observés. Il convient dinformer les patients des signes avant-coureurs et des symptômes de ces effets secondaires graves, et de les surveiller étroitement, en particulier au début du traitement, afin de détecter toute réaction cutanée. Les signes ou symptômes des syndromes dune SSJ ou dune NETs (tel un exanthème dextension progressive, saccompagnant souvent de vésicules ou de lésions des muqueuses) doivent entraîner labandon du traitement au lévétiracétam, sauf si lexanthème nest clairement pas dorigine médicamenteuse. Lévolution du SSJ et de la NET dépend très largement de la rapidité du diagnostic et de larrêt immédiat de tous les médicaments suspects. Plus le traitement est interrompu tôt, meilleur est le pronostic. La survenue dun SSJ ou dune NET provoqués par la prise de lévétiracétam interdit toute administration ultérieure de cette molécule au patient concerné.

 

Réactions dhypersensibilité à impact systémique

Les exanthèmes généralisés peuvent aussi survenir dans le cadre dun syndrome dhypersensibilité associé à lun des symptômes systémiques suivants: fièvre, adénopathie, leucocytose, éosinophilie, lymphocytes atypiques, bilan hépatique ou rénal anormal, ou à dautres symptômes évoquant un impact systémique (cf. «Effets indésirables - SHM: syndrome dhypersensibilité médicamenteuse ou réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques [syndrome DRESS]»). Ce syndrome présente un degré de gravité clinique extrêmement variable, avec parfois une issue fatale. Il importe de tenir compte du fait que les premiers signes systémiques dune hypersensibilité (fièvre, adénopathie par exemple) peuvent être manifestes alors quaucune altération cutanée nest apparente.

Il convient dune manière générale darrêter immédiatement les prises de lévétiracétam lorsque surviennent des symptômes indiquant une réaction dhypersensibilité.

 

Autres éléments

Levetiracetam DESITIN 100 mg/ml solution buvable contient les conservateurs 4-hydroxybenzoate de méthyle (E 218) et 4-hydroxybenzoate de propyle qui peuvent provoquer des réactions allergiques, éventuellement retardées.

Levetiracetam DESITIN 100 mg/ml solution buvable contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par ml, c.-à-d. quil est essentiellement «sans sodium».

Ce médicament contient 0,08 mmol (ou 3,1 mg) de potassium par ml (1,2 mmol (ou 46,5 mg) de potassium par dose journalière maximale de 15 ml). Vous devez en tenir compte si vous souffrez d’une insuffisance rénale ou si vous devez suivre une diète contrôlée en potassium (diète à faible teneur en potassium).

 

Interactions

Il a été démontré in vitro que le lévétiracétam et son métabolite principal ninhibent chez lhomme ni lactivité des principales iso-enzymes du cytochrome P450 (CYP3A4, 2A6, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 et 1A2) ni la glucuronyltransférase (UGT1A1 et UGT1A6) ou lépoxyde hydrolase. Le lévétiracétam ninfluence pas non plus la glucuronidation in vitro de lacide valproïque et na exercé quun effet faible ou nul sur la conjugaison déthinylestradiol en cultures dhépatocytes humains.

 

À des concentrations élevées (680 µg/ml), le lévétiracétam a provoqué une induction modérée de CYP2B6 et CYP3A4; à des concentrations de Cmax cependant, telles quelles sobtiennent lors dune administration répétée de 1500 mg deux fois par jour, ces effets ont été jugés sans importance clinique. Une interaction par inhibition ou induction enzymatique du lévétiracétam avec dautres substances est très improbable.

 

Le probénécide diminue la clairance rénale du métabolite principal, mais non celle du lévétiracétam. La concentration du métabolite principal reste cependant faible. Il est possible que dautres substances éliminées par sécrétion tubulaire active diminuent aussi la clairance rénale de ce métabolite. Leffet du lévétiracétam sur le probénécide na pas été étudié, et linfluence du lévétiracétam sur dautres médicaments à sécrétion active, tels que les AINS, les sulfamidés et le méthotrexate, est inconnue.

 

Ladministration concomitante dautres antiépileptiques (carbamazépine, phénytoïne, acide valproïque, phénobarbital, lamotrigine, primidone et gabapentine) ne modifie pas les paramètres pharmacocinétiques du lévétiracétam et à linverse, le lévétiracétam ninfluence pas les concentrations sériques de ces antiépileptiques.

 

Une évaluation rétrospective des interactions pharmacocinétiques chez des enfants et adolescents épileptiques (4-17 ans) a confirmé que le traitement adjuvant par lévétiracétam ninfluence pas les taux sériques à létat déquilibre de la carbamazépine et du valproate administrés simultanément. Des résultats similaires ont été observés avec le topiramate et la lamotrigine. Toutefois, des antiépileptiques inducteurs enzymatiques (p. ex. carbamazépine) ont augmenté de 22%la clairance du lévétiracétam et diminué de 22% sa demi-vie. Cette observation na cependant pas été jugée dimportance clinique et ne nécessite pas dadaptation posologique.

 

Les études pharmacocinétiques nindiquent pas dinteractions avec la digoxine, les contraceptifs oraux (éthinylestradiol et lévonorgestrel) et la warfarine. Les paramètres endocriniens (LH et progestérone), ainsi que le temps de prothrombine ne sont pas modifiés.

 

Il ny a pas de données sur une éventuelle interaction entre le lévétiracétam et lalcool.

 

Grossesse, Allaitement

Femmes en âge de procréer

Les femmes en âge de procréer doivent être conseillées par un spécialiste. Il est recommandé dutiliser une méthode de contraception sûre pendant toute la durée du traitement. Si une femme planifie une grossesse, le traitement par le lévétiracétam doit être reconsidéré. Comme avec dautres médicaments antiépileptiques, un arrêt soudain de la prise du lévétiracétam doit être évité car cela peut provoquer des crises de sevrage et un état de mal épileptique, qui peuvent avoir de graves conséquences pour la femme et lenfant à naître. Une monothérapie est à privilégier dans la mesure du possible, car un traitement par plusieurs médicaments antiépileptiques pourrait être associé – selon sa combinaison – à un risque plus élevé de malformations congénitales et de troubles neurologiques du développement (troubles du spectre autistique et incapacité mentale) que la monothérapie.

 

Grossesse

Une forte proportion des données post-marketing sur les femmes enceintes qui ont reçu une monothérapie par le lévétiracétam (sur plus de 1800 femmes, 1500 femmes ont pris du lévétiracétam au cours du premier trimestre de la grossesse), nindique pas daugmentation du risque de malformations congénitales sévères. Des études épidémiologiques actuelles menées auprès de plus de 1000 enfants exposés in utero au lévétiracétam en monothérapie nindiquent pas de risque accru de troubles ou de retards du développement neurologique.

Le lévétiracétam peut être utilisé pendant la grossesse si, après une évaluation minutieuse, il est considéré comme cliniquement nécessaire. Dans ce cas, la dose efficace la plus faible est recommandée.

 

Comme pour dautres médicaments antiépileptiques, des modifications physiologiques pendant la grossesse peuvent influencer la concentration plasmatique du lévétiracétam.

Une diminution de la concentration plasmatique du lévétiracétam a été observée pendant la grossesse.

Cette diminution est nettement plus marquée au cours du troisième trimestre (jusquà 60% du taux initial avant le début de la grossesse).

Chez les femmes enceintes traitées par le lévétiracétam, une surveillance clinique appropriée doit être assurée.

 

Allaitement

Le lévétiracétam est excrété dans le lait maternel. Lallaitement nest donc pas recommandé. Cependant, si le traitement de lévétiracétam devait être nécessaire pendant lallaitement, il faudra évaluer les bénéfices et les risques du traitement en considérant limportance de lallaitement pour le nourrisson.

 

Fertilité

Il nexiste pas de données cliniques. Le risque potentiel pour lêtre humain est inconnu.

 

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude correspondante na été effectuée. Sur la base dune sensibilité individuelle possible, un état de somnolence ou dautres troubles nerveux centraux peuvent se produire chez certains patients en début de traitement ou après une augmentation de la posologie. Cest pourquoi la prudence est de rigueur lors dactivités qui exigent une bonne habileté, p. ex. la conduite dun véhicule ou lutilisation de machines.

 

Effets indésirables

Le médecin traitant devrait tenir compte du fait que les données suivantes proviennent détudes dans lesquelles le lévétiracétam était associé à dautres antiépileptiques. Cest pourquoi lattribution des effets indésirables observés à un médicament précis nétait pas toujours possible.

Les données de sécurité et de tolérance des formes pharmaceutiques orales de lévétiracétam, recueillies au cours des études sur les crises focales ont montré que des effets indésirables sont survenus chez 46,4% des patients adultes du groupe lévétiracétam et 42% des patients du groupe placebo; 2,4% des patients du groupe lévétiracétam et 2,0% des patients du groupe placebo ont souffert deffets indésirables graves.

 

Les effets indésirables les plus fréquents chez les patients adultes étaient la somnolence, lasthénie et la torpeur.

Une analyse densemble des données de sécurité et de tolérance na pas montré de corrélation nette entre la dose et les effets secondaires. La fréquence et le degré de sévérité des effets indésirables sur le système nerveux central ont cependant diminué avec le temps.

Sous monothérapie, 49,8% des patients ont présenté au moins un effet indésirable. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés étaient la fatigue et la somnolence.

 

Par ailleurs, des symptômes psychopathologiques tels quagitation, dépersonnalisation, agitation motrice (hyperkinésie) et troubles de la personnalité ont été rapportés. Les événements comportementaux et psychopathologiques étaient plus fréquents chez les enfants que chez les adultes (38,6% versus 18,6%).

 

Une étude menée chez des adultes et des adolescents présentant des crises myocloniques (âgés de 12 à 65 ans) a montré que 33,3% des patients dans le groupe lévétiracétam et 30,0% des patients dans le groupe placebo ont eu des effets indésirables considérés comme liés au traitement. Les effets indésirables rapportés le plus souvent ont été des maux de tête et de la somnolence. La fréquence des effets indésirables chez des patients souffrant de crises myocloniques était plus faible que chez des adultes souffrant de crises focales (33,3% versus 46,4%).

Une étude menée chez des adultes et des enfants (de 4 à 65 ans) présentant une épilepsie généralisée idiopathique avec des crises généralisées tonico-cloniques primaires a montré que 39,2% des patients du groupe lévétiracétam et 29,8% des patients du groupe placebo ont eu des effets indésirables considérés comme liés au traitement. Leffet indésirable rapporté le plus fréquemment était la fatigue.

 

Nourrissons à partir de 1 mois, enfants et adolescents

Une étude réalisée chez lenfant (de 1 mois à moins de 4 ans) ayant des crises focales a montré que 21,7% des patients du groupe lévétiracétam et 7,1% des patients du groupe placebo ont présenté des effets indésirables. Aucun effet indésirable grave nest survenu chez les patients du groupe lévétiracétam ni chez les patients du groupe placebo. Au cours de létude de suivi à long terme N01148, les effets indésirables les plus fréquents dans le groupe des patients âgés de 1 mois à moins de 4 ans ont été: irritabilité (7,9%), convulsion (7,2%), somnolence (6,6%), hyperactivité psychomotrice (3,3%), trouble du sommeil (3,3%) et agressivité (3,3%). Les résultats de sécurité obtenus chez les jeunes enfants concordent avec le profil de tolérance du lévétiracétam chez les enfants et les adolescents de 4 à 16 ans.

 

Au cours dun essai clinique chez des enfants (4 à 16 ans), des effets indésirables sont survenus chez 55,4% des patients pédiatriques du groupe lévétiracétam et chez 40,2% de ceux du groupe placebo; ces effets ont été estimés sévères chez 0% des patients pédiatriques du groupe lévétiracétam et chez 1% de ceux du groupe placebo.

Les effets indésirables les plus fréquents chez la population pédiatrique ont été la somnolence, lhostilité, la nervosité, la labilité émotionnelle, lagitation, lasthénie, lanorexie et les céphalées.

 

Une étude de sécurité dans la population pédiatrique, étude de «non infériorité», en double aveugle, contrôlée contre placebo, a évalué les effets cognitifs et neuropsychologiques du lévétiracétam chez des enfants âgés de 4 à 16 ans et souffrant de crises focales. Le lévétiracétam sest avéré équivalent au placebo quant à la différence par rapport aux valeurs initiales du «Leiter-R Attention and Memory, Memory Screen Composite score» dans la population de patients «per protocole». Les résultats se rapportant au comportement et à létat émotionnel indiquent une aggravation du comportement agressif chez les patients traités par le lévétiracétam. Ce résultat a été déterminé dans des conditions standardisées en utilisant une échelle de mesure validée (CBCL – Achenbach Child Behavior CheckList). Cependant, les participants à létude traités par le lévétiracétam dans létude de suivi à long terme en ouvert nont présenté, en moyenne, aucune aggravation du comportement et de létat émotionnel; les résultats portant sur le comportement agressif nétaient en particulier pas plus mauvais que les valeurs initiales.

 

Les effets indésirables observés au cours dessais cliniques (adultes, adolescents, enfants et nourrissons à partir dun mois) et issus de lexpérience post-commercialisation sont listés en fonction des classes dorganes et par fréquence dans le tableau suivant. Pour les essais cliniques, la fréquence deffets indésirables est définie comme suit: très fréquents: ≥ 1/10; fréquents: ≥ 1/100 à < 1/10; occasionnels: ≥ 1/1000 à < 1/100; rares: ≥ 1/10 000 à < 1/1000; très rares: < 1/10 000, cas isolés inclus.

 

Infections et infestations

Très fréquents: nasopharyngite.

Rares: infection.

 

Affections hématologiques et du système lymphatique

Occasionnels: thrombocytopénie.

 

Affections cardiaques

Rares: allongement de lintervalle QT (ECG).

 

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquents: anorexie.

Occasionnels: prise de poids.

 

Affections psychiatriques

Fréquents: dépression, hostilité, agressivité, insomnies, nervosité, irritabilité.

Occasionnels: labilité émotionnelle/sautes dhumeur, agitation.

Rares: troubles de la personnalité, pensées anormales.

 

Affections du système nerveux

Très fréquents: somnolence, céphalée.

Fréquents: convulsions, torpeur, tremblement, troubles de léquilibre.

Occasionnels: amnésie, troubles de la coordination/ataxie. troubles de lattention, altération de la mémoire.

Rares: hyperkinésie

 

Affections oculaires

Occasionnels: diplopie, vue trouble.

 

Affections de loreille et du labyrinthe

Fréquents: vertige.

 

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquents: toux.

 

Affections gastro-intestinales

Fréquents: douleurs abdominales, diarrhée, dyspepsie, nausée, vomissements.

 

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquents: éruption cutanée.

Occasionnels: eczéma, prurit.

 

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Occasionnels: myalgie.

 

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Très fréquents: asthénie, fatigue

 

Lésions, intoxications et complications dinterventions

Occasionnels: blessures.

 

Effets indésirables identifiés après la mise sur le marché

Les données de pharmacovigilance sont insuffisantes pour en estimer lincidence dans la population traitée.

 

Affections hématologiques et du système lymphatique

Pancytopénie (une aplasie médullaire a été constatée dans quelques cas), agranulocytose, leucopénie, neutropénie.

 

Affections du système immunitaire

Exanthème médicamenteux avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome dhypersensibilité médicamenteuse [SHM] ou syndrome DRESS [Drug Reaction with Eosinophilia and Systemic Symptoms], voir «Mises en gare et précautions»), réactions anaphylactiques.

 

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Perte de poids, hyponatrémie.

 

Affections psychiatriques

Trouble du comportement, colère, accès de panique, anxiété, état de confusion, hallucinations, troubles psychotiques, pensées suicidaires, tentative de suicide, suicide, délire, trouble obsessionnel compulsif1.

 

Affections du système nerveux

Choréoathétose, dyskinésie, paresthésie, léthargie, troubles de la marche, troubles de lattention, encéphalopathie2, aggravation des crises convulsives.

 

Affections gastro-intestinales

Pancréatite.

 

Affections hépatobiliaires

Insuffisance hépatique, hépatite, anomalies des tests de la fonction hépatique.

 

Affections du rein et des voies urinaires

Insuffisance rénale aiguë.

 

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Nécrolyse épidermique toxique, syndrome de Stevens-Johnson (voir «Mises en garde et précautions»), érythème polymorphe et alopécie (dans plusieurs cas dalopécie, une amélioration a été observée après larrêt du lévétiracétam), angio-œdème.

 

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Faiblesse musculaire, rhabdomyolyse et augmentation du taux de créatine phosphokinase dans le sang3.

 

Description deffets indésirables sélectionnés

1Dans le cadre de la surveillance après la mise sur le marché (Post-Marketing Surveillance), de rares cas de développement de troubles obsessionnels compulsifs ont été observés chez des patients présentant des antécédents de troubles obsessionnels compulsifs ou d’autres troubles psychiatriques.

2Les cas dencéphalopathie sont généralement apparus au début du traitement (en l’espace de quelques jours à quelques mois) et étaient réversibles à larrêt du traitement.

3La rhabdomyolyse et laugmentation du taux de créatine phosphokinase dans le sang sont significativement plus fréquentes chez les patients japonais que chez les patients non japonais.

Il existe également des preuves d'une possible prédisposition de la population japonaise au syndrome malin des neuroleptiques (SMN).

Lannonce deffets secondaires présumés après lautorisation est dune grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion deffet secondaire nouveau ou grave via le portail dannonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

 

Surdosage

Signes et symptômes

Lors dun surdosage de lévétiracétam, des cas de somnolence, agitation, agression, troubles de la conscience, dépression respiratoire et coma ont été observés.

 

Traitement

On ne connaît pas dantidote spécifique au lévétiracétam. Le traitement dun surdosage est symptomatique et peut comprendre une hémodialyse. Le taux dextraction par dialyse atteint 60% pour le lévétiracétam et 74% pour son métabolite.

 

Propriétés/Effets

Code ATC

N03AX14

Le principe actif lévétiracétam est un dérivé de la pyrrolidone (S-énantiomère de léthyl-2-oxo-1-pyrrolidine-acétamide). Sa structure chimique nest pas apparentée aux antiépileptiques connus.

 

Mécanisme d’action

Le mécanisme daction du lévétiracétam nest pas encore complètement élucidé, mais semble être différent de celui des antiépileptiques connus. Des essais in vitro et in vivo suggèrent que le lévétiracétam ne modifie ni les caractéristiques cellulaires de base, ni la neurotransmission normale.

Des études in vitro montrent que le lévétiracétam influence le taux intraneuronal de Ca2+ en inhibant partiellement le flux de Ca2+ médié par les canaux de type N et en diminuant la libération de Ca2+ de ses réserves intraneuronales. Il inverse en outre la diminution des flux médiés par GABA et glycine induits par le zinc et les β-carbolines. Par ailleurs, des études in vitro montrent que le lévétiracétam se lie à un site spécifique dans le tissu cérébral de rongeurs. Il sagit de la protéine 2A de la vésicule synaptique qui semble être impliquée dans la fusion vésiculaire et lexocytose de neurotransmetteurs.

Le lévétiracétam et ses analogues présentent un degré daffinité de liaison à la protéine vésiculaire synaptique 2A en corrélation avec la puissance de la protection anticonvulsive dans le modèle dépilepsie des souris audiogènes. Cette observation suggère que linteraction entre le lévétiracétam et la protéine 2A de la vésicule synaptique pourrait contribuer au mécanisme daction antiépileptique de la substance.

 

Pharmacodynamique

Le lévétiracétam nagit pas dans les modèles de screening classiques pour anticonvulsivants. Il offre toutefois une bonne protection contre les crises dans un grand nombre de modèles animaux de crises partielles ou primaires généralisées, associée à une marge de sécurité particulièrement importante entre les doses thérapeutiques et celles pouvant déclencher des effets secondaires.

 

Efficacité clinique

Traitement adjuvant de crises focales avec et sans généralisation secondaire chez les adultes, les adolescents, les enfants et les nourrissons épileptiques nés à terme à partir de 1 mois

Lefficacité et la sécurité du lévétiracétam a été étudiée chez plus de 3000 patients et volontaires. La preuve principale defficacité a été fournie par trois essais cliniques randomisés et contrôlés contre placebo chez 904 patients adultes. Les participants étaient atteints dépilepsie réfractaire dont les crises avec ou sans généralisation secondaire survenaient malgré un traitement de fond par une posologie stable de deux antiépileptiques standard au maximum. Dans cette population de patients, un bénéfice cliniquement significatif du lévétiracétam a été démontré. Le traitement adjuvant par lévétiracétam aux doses journalières de 1000 à 3000 mg a pu diminuer significativement la fréquence de crises par rapport au placebo chez les patients atteints dépilepsie réfractaire partielle. Cette diminution était de 17% et 40% de la valeur initiale en comparaison avec 6-7% sous placebo. La réponse dans le groupe actif se situait entre 22 et 42% (placebo 10-16%).

 

Sécurité et efficacité chez les patients pédiatriques

Chez les patients pédiatriques(de 1 mois à moins de 4 ans), lefficacité du lévétiracétam a été établie au cours dune étude en double aveugle, contrôlée contre placebo, incluant 116 patients avec une durée de traitement de 5 jours. Au cours de cette étude, les patients ont reçu une dose quotidienne de 20 mg/kg, 25 mg/kg, 40 mg/kg ou 50 mg/kg de solution buvable, conformément à la recommandation posologique en fonction de lâge. Dans cette étude, une dose de 20 mg/kg/jour allant jusquà 40 mg/kg/jour a été utilisée pour les nourrissons de 1 mois à moins de 6 mois et une dose de 25 mg/kg/jour allant jusquà 50 mg/kg/jour a été utilisée pour les nourrissons et les enfants de 6 mois à moins de 4 ans. La dose quotidienne totale a été administrée en deux prises.

Le critère principal defficacité a été le taux en pourcentage de patients répondeurs chez lesquels de la fréquence des crises focales quotidiennes a diminué dau moins 50%, par rapport aux valeurs initiales, cette fréquence ayant été évaluée par une lecture centralisée en aveugle sur une vidéo-EEG de 48 heures. Lanalyse de lefficacité a porté sur 109 patients ayant eu au moins une vidéo-EEG de 24 heures pendant la période de référence et pendant la période dévaluation. 43,6% des patients traités par le lévétiracétam et 19,6% des patients sous placebo ont été considérés comme répondeurs. Les résultats sont homogènes dans tous les groupes dâge. Lors de la poursuite du traitement à long terme, 8,6% des patients étaient libres de crise pendant au moins 6 mois et 7,8% pendant au moins 1 an.

Chez les enfants et les adolescents (de 4 à 16 ans), lefficacité du lévétiracétam a été évaluée dans une étude en double aveugle, contrôlée contre placebo, chez 198 patients et avec une durée de traitement de 14 semaines. Dans cette étude, les patients ont reçu le lévétiracétam à une dose fixe de 60 mg/kg/jour (répartie en 2 prises).

44,6% des patients traités par le lévétiracétam et 19,6% des patients ayant reçu le placebo ont présenté une réduction de 50% ou plus de la fréquence hebdomadaire des crises focales par rapport à la valeur initiale. Avec un traitement maintenu à long terme, 11,4% des patients étaient libres de crise depuis au moins 6 mois et 7,2% des patients depuis au moins 1 an.

 

En association dans le traitement des crises myocloniques de ladulte et de ladolescent à partir de 12 ans présentant une épilepsie myoclonique juvénile

Lefficacité du lévétiracétam a été établie lors dune étude en double aveugle contrôlée versus placebo sur 16 semaines chez des patients de 12 ans et plus souffrant dépilepsie généralisée idiopathique et présentant des crises myocloniques dans différents syndromes épileptiques. La majorité des patients avaient une épilepsie myoclonique juvénile. Dans cette étude, le lévétiracétam était administré à la posologie de 3000 mg/jour répartis en deux prises. 58,3% des patients traités par lévétiracétam et 23,3% des patients sous placebo ont présenté au moins une réduction de 50% du nombre de jours avec crises myocloniques par semaine. Avec un traitement maintenu à long terme, 28,6% des patients étaient libres de crises myocloniques pendant au moins 6 mois et 21,0% étaient libres de crises myocloniques pendant au moins un an.

 

En association dans le traitement des crises généralisées tonico-cloniques primaires de ladulte et de ladolescent à partir de 12 ans présentant une épilepsie généralisée idiopathique

Lefficacité du lévétiracétam a été démontrée dans une étude double aveugle contrôlée versus placebo sur 24 semaines incluant des adultes, des adolescents et un nombre limité denfants souffrant dépilepsie généralisée idiopathique avec crises généralisées tonico-cloniques primaires (GTCP) dans différents syndromes épileptiques (épilepsie myoclonique juvénile, épilepsie-absences de ladolescent, épilepsie-absences de lenfant, épilepsie avec crises grand mal du réveil).

Dans cette étude, la dose de lévétiracétam était de 3000 mg par jour pour ladulte et ladolescent et de 60 mg/kg/jour chez lenfant et a été répartie en 2 prises quotidiennes égales. 72,2% des patients traités par le lévétiracétam et 45,2% des patients sous placebo avaient une diminution de la fréquence des crises GTCP de 50% ou plus par semaine.

Avec un traitement maintenu à long terme, 47,4% des patients étaient libres de crises tonico-cloniques pendant au moins 6 mois et 31,5% pendant au moins un an.

 

Monothérapie de crises focales avec ou sans généralisation secondaire chez des patients épileptiques à partir de 16 ans

Lefficacité du lévétiracétam en monothérapie a été démontrée dans un essai clinique de non-infériorité par rapport à la carbamazépine à libération contrôlée (controlled release, CR) selon un plan en double aveugle et groupes parallèles chez 576 patients dès 16 ans dont lépilepsie avait été diagnostiquée nouvellement ou récemment. Les patients devaient présenter, soit des crises focales non provoquées, soit des crises généralisées cloniques-toniques. Ils étaient randomisés pour recevoir 400-1200 mg de carbamazépine CR ou 1000-3000 mg de lévétiracétam par jour. La durée du traitement pouvait aller jusquà 121 semaines en fonction de la réponse thérapeutique. 73,0% des patients sous lévétiracétam et 72,8 % de ceux sous carbamazépine CR nont pas présenté de crise pendant six mois; la différence absolue calculée entre les traitements était de 0,2%

(IC à 95%: -7,8; 8,2). Plus de la moitié des patients sont restés exempts de crises pendant 12 mois (56,6% des patients sous lévétiracétam et 58,5% sous carbamazépine CR).

 

Passage à une monothérapie

Chez 36 de 69 patients (adultes) (52%) atteints dépilepsie focale qui avaient bien répondu à un traitement adjuvant par lévétiracétam, cet effet était encore manifeste pendant 12 semaines après le passage à une monothérapie sous lévétiracétam.

 

Pharmacocinétique

Le profil pharmacocinétique est caractérisé par une linéarité de dose associée à une faible variabilité intra- et interindividuelle. La clairance ne change pas après une administration répétée. Il nexiste aucune preuve de variabilité significative liée au sexe, à lorigine ethnique, ou au cycle nycthéméral. Le profil pharmacocinétique de volontaires sains et de patients épileptiques est comparable.

Du fait de labsorption complète et linéaire du lévétiracétam, les taux plasmatiques peuvent être prédits à partir de la dose orale administrée (mg/kg de poids corporel). Il nest donc pas nécessaire de surveiller les taux plasmatiques de lévétiracétam.

 

Adultes (≥ 18 ans) et adolescents (12-17 ans)

Absorption

Le lévétiracétam est rapidement absorbé après son administration orale, la concentration plasmatique maximale (Cmax) est atteinte env. 1,3 heures après la prise. La biodisponibilité orale absolue atteint presque 100%. Dans le cas dune administration biquotidienne, létat déquilibre est atteint en 2 jours. La concentration plasmatique maximale (Cmax) sélève à 31 µg/ml après une dose unique de 1000 mg et à 43 µg /ml après une dose répétée de 1000 mg deux fois par jour. Labsorption nest pas influencée par la prise de nourriture.

 

Distribution

Ni le lévétiracétam ni son métabolite principal ne sont significativement liés aux protéines plasmatiques (< 10%). Le volume de distribution du lévétiracétam atteint presque 0,5-0,7 l/kg, valeur très proche du volume du liquide intra- et extracellulaire.

Une corrélation significative entre les concentrations salivaire et plasmatique a été démontrée (le rapport entre les concentrations salivaire et plasmatique se situait entre 1 et 1,6).

 

Métabolisme

La voie principale de métabolisation est lhydrolyse enzymatique du groupe acétamide du lévétiracétam (24% de la dose) vers un métabolite inactif. Les isoenzymes du cytochrome P450 hépatique ny participent pas.

Lhydrolyse du groupe acétamide a lieu dans divers tissus et dans le sang complet, mais pas dans le plasma. Par ailleurs, deux autres métabolites mineurs ont été identifiés. Lun est formé par hydroxylation du cycle pyrrolidine (1,6% de la dose), lautre par louverture de ce cycle (0,9% de la dose). Dautres produits de dégradation non identifiés représentent 0,6% de la dose.

Une interconversion des énantiomères na été observée in vivo ni pour le lévétiracétam ni pour son principal métabolite inactif.

 

Élimination

La demi-vie plasmatique chez ladulte est de 7,2 heures.

La clairance corporelle totale est en moyenne de 0,96 ml/min/kg.

Lélimination se fait principalement par voie urinaire (env. 95%), 0,3% seulement de la dose sont éliminés dans les fèces. Lexcrétion rénale cumulée du lévétiracétam et de son métabolite principal au cours des premières 48 heures sélève à respectivement 66% et 24% de la dose administrée. La clairance rénale du lévétiracétam est de 0,6 ml/min/kg, celle du métabolite de 4,2 ml/min/kg. Ces valeurs indiquent que le lévétiracétam est excrété par filtration glomérulaire, puis réabsorbé dans les tubules, alors que le métabolite subit une filtration glomérulaire et en plus une sécrétion active au niveau tubulaire. Lélimination du lévétiracétam est en corrélation avec la clairance de la créatinine.

 

Cinétique pour certains groupes de patients

Troubles de la fonction hépatique

Chez les patients dont la fonction hépatique nest que légèrement ou modérément atteinte, la clairance du lévétiracétam est pratiquement inchangée. Elle est en revanche diminuée de plus de 50% chez la plupart des patients atteints dinsuffisance hépatique sévère en raison dune atteinte simultanée de la fonction rénale (voir «Posologie/Mode demploi»).

 

Troubles de la fonction rénale

La clairance corporelle totale du lévétiracétam et de son métabolite principal est en corrélation avec la clairance de la créatinine. Il est donc recommandé dadapter la dose journalière dentretien de Levetiracetam DESITIN en fonction de la clairance de la créatinine des patients atteints dinsuffisance rénale modérée à sévère (voir «Posologie/Mode demploi»).

Chez les patients adultes anuriques atteints daffections rénales au stade terminal, la demi-vie est denviron 25 heures entre deux séances de dialyse et de 3,1 heures pendant la dialyse. Lors dune dialyse classique de 4 heures, 51% de la dose de lévétiracétam sont éliminés du plasma.

 

Patients âgés

Chez les patients âgés, la demi-vie du lévétiracétam est prolongée denv. 40%, atteignant 10-11 heures, ce qui est en rapport avec la diminution de la fonction rénale dans ce groupe de personnes (voir «Posologie/Mode demploi»).

 

Enfants (4-12 ans)

Après ladministration dune dose unique de 20 mg/kg à des enfants épileptiques (6-12 ans), la demi-vie du lévétiracétam est de 6,0 heures. La clairance corporelle totale est denviron 30% supérieure à celle des épileptiques adultes.

Après ladministration orale répétée (20 à 60 mg/kg/jour), le lévétiracétam a été rapidement absorbé chez les enfants épileptiques (4 à 12 ans). Les concentrations plasmatiques maximales ont été observées 0,5–1,0 heure après la prise. La demi-vie délimination se situe à environ 5 heures. La clairance corporelle totale est de 1,1 ml/min/kg.

 

Nourrissons nés à terme et enfants (de 1 mois à moins de 4 ans)

Après administration unique dune dose (20 mg/kg) de solution buvable 100 mg/ml à des enfants épileptiques (âgés de 1 mois à 4 ans) le lévétiracétam était rapidement absorbé et le pic de concentration plasmatique était observé approximativement une heure après ladministration. Les résultats pharmacocinétiques indiquaient que la demi-vie était plus courte (5,3 heures) que chez ladulte (7,2 heures) et la clairance apparente plus rapide (1,5 ml/min/kg) que chez ladulte (0,96 ml/min/kg).

Dans les analyses pharmacocinétiques de population réalisées chez des patients de 1 mois à 16 ans, le poids corporel sest révélé significativement corrélé à la clairance corporelle apparente (augmentation de la clairance parallèle à laugmentation du poids corporel) et au volume apparent de distribution. Lâge aussi a eu une influence sur ces deux paramètres. Cet effet était particulièrement prononcé pour les nourrissons, a diminué avec lavancée en âge, pour devenir négligeable vers 4 ans.

 

Dans les deux analyses pharmacocinétiques de population, il a été observé une augmentation denviron 20% de la clairance corporelle apparente du lévétiracétam lorsquil a été co-administré à un antiépileptique inducteur enzymatique.

 

Données précliniques

Sur la base détudes conventionnelles de tolérance pharmacologique, de génotoxicité et de cancérogénicité, les données précliniques ne révèlent aucun risque particulier pour lhomme.

Carcinogénicité

Les études effectuées chez la souris et le rat nont indiqué aucun potentiel carcinogène du lévétiracétam.

Autres données

Les effets secondaires survenus chez le rat et dans une moindre mesure chez la souris après exposition aux doses utilisées en thérapeutique humaine et qui, nont pas été observés dans les essais cliniques mais pourraient être pertinents pour lutilisation clinique, concernaient des modifications hépatiques suggérant une réaction dadaptation, comme p. ex. augmentation du poids du foie, hypertrophie centrolobulaire, infiltration adipeuse et élévation des enzymes hépatiques plasmatiques.

 

Toxicité sur la reproduction

Dans des études toxicologiques de reproduction chez le rat avec des taux de principe actif analogues ou supérieurs à ceux en usage chez lhomme, le lévétiracétam sest avéré toxique pour le développement (augmentation des modifications squelettiques/anomalies mineures du squelette, croissance retardée, mortalité accrue des jeunes animaux). Chez le lapin, après des doses toxiques pour la mère, on a observé des effets nuisibles sur lembryon (mort de lembryon, augmentation des anomalies du squelette et des malformations). Le taux de principe actif ne produisant pas encore deffet toxique chez le lapin est environ de 4 à 5 fois supérieur au taux de principe actif chez lhomme.

Les études menées chez le rat et le chien nouveau-nés et juvéniles nont pas mis en évidence deffets indésirables sur aucun des paramètres standard dévaluation du développement ou de la maturation à des doses allant jusquà 1800 mg/kg/jour. Lexposition des animaux était nettement supérieure à celle obtenue chez lêtre humain après administration de la dose maximale recommandée.

 

Remarques particulières

Influence sur les méthodes de diagnostic

Aucune influence du lévétiracétam sur des méthodes de diagnostic nest connue.

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur lemballage.

Stabilité après ouverture

Après ouverture du flacon, la solution buvable se conserve 4 mois.

 

Remarques particulières concernant le stockage

Granulés pelliculés en sachet:

Conserver à 15-30°C.

Conserver dans lemballage dorigine.

Conserver hors de portée des enfants.

 

Solution buvable:

Conserver à 15-30°C.

Conserver dans lemballage dorigine.

Conserver hors de portée des enfants.

 

Numéro d’autorisation

62069

61848

(Swissmedic).

 

Présentation

Levetiracetam DESITIN 250 mg: emballages de 30 sachets[B]

Levetiracetam DESITIN 500 mg: emballages de 20, 100 et 200 sachets[B]

Levetiracetam DESITIN 1000 mg: emballages de 30, 100 et 200 sachets[B]

Levetiracetam DESITIN solution buvable 100 mg/ml: flacon de 300 ml (avec 2 seringues doseuses différentes à 1 ml et à 10 ml, ainsi que 2 adaptateurs) [B]

 

Titulaire de l’autorisation

Desitin Pharma GmbH, 4410 Liestal

 

Mise à jour de l’information

Avril 2023